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Du bio à la cantine -
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Du bio à la cantine

ociété

Question abordée au Conseil municipal du 20/11/2014

 

Lors de la commission d’appel d’offres l’option Bio (qui était d’introduire 20% de produits bio dans les repas scolaires) n’a pas été retenue, la pertinence du Bio ne justifiant pas le surcoût (de 5%), selon la municipalité.

Les différents scandales alimentaires, que ce soit la crise de la vache folle, les poulets à la dioxine, ont éveillé une prise de conscience de la population et des politiques. En 2008, le Grenelle de l’Environnement préconisait donc d’introduire 20% de produits  bio à la cantine, d’ici… 2012 et reconnaissait les bénéfices d’une agriculture respectueuse de l’environnement et de l’homme.

Ces bénéfices touchent à la santé, que ce soit celle des agriculteurs ou des consommateurs, à la préservation de la biodiversité et des ressources (terre, eau et air). Ils touchent aussi à l’économie, les coûts induits par les pollutions et les maladies n’étant jamais comptabilisés.

Aujourd’hui, partout en France, quelle que soit la région et la sensibilité politique, de plus en plus de communes accompagnent cette démarche.

Par ailleurs, les repas préparés en Normandie et transportés chaque jour, par la route, jusqu’à Plaisir génèrent une pollution atmosphérique supplémentaire que la municipalité assume, mais là encore à quels risques pour l’environnement et la santé ?

On est bien d’accord, il n’est pas non plus question de faire venir des fraises bio d’Espagne pour atteindre l’objectif des 20% ou plus. Or, nous avons la chance d’habiter sur un territoire encore en partie rural avec la possibilité de se rapprocher de producteurs locaux pour favoriser les circuits courts et donc de contribuer à soutenir l’économie locale.

Rapatrier la cantine sur la commune permettrait de maîtriser les sources d’approvisionnements, mais aussi les coûts.

Cette solution n’est pas envisagée.

La cuisine centrale, comme on nous l’a annoncé, va être détruite. Gérer à nouveau les repas collectifs en régie n’apparaît pas comme une solution alternative pour la majorité en place.

A minima, l’option bio aurait pu être choisie. Elle ne l’a pas été. En la balayant d’un revers de manche, Mme le Maire ne prend pas en compte l’impact réel du bio dans la vie quotidienne des Français. Des études montrent que nous sommes de plus en plus nombreux (plus de 71% en 2012 et en progression) à privilégier les produits respectueux de l’environnement dans notre consommation. Des villes comme Clamart, Issy-les Moulineaux l’ont bien compris et appliqué. Qu’en pensent les Plaisirois ? Par ailleurs, le coût de l’opération d’un montant affiché à 45000 euros (5% du montant global) lors de la commission a été annoncé à 70 000 euros lors du conseil, donc trop cher.

Encore une fois, cette orientation est un choix politique, qu’au sein d’EELV, nous regrettons. Voilà pourquoi, je me suis abstenue sur cette délibération.

Isabelle Al-Subaihi

Conseillère municipale EELV

Tag(s) : #Société